# L'auscultation et l'olfaction (wén) : pourquoi le médecin chinois peut-il diagnostiquer vos organes internes rien qu'en écoutant votre voix ?
Une question
Ça vous est déjà arrivé ?
Vous avez un rhume, vous toussez, votre voix est rauque, comme un canard. Vous allez à l'hôpital, le médecin écoute vos poumons avec un stéthoscope et dit : « Bronchite, souffle pulmonaire rauque. » Mais le médecin chinois, il a juste entendu quelques toux et dit : « Le qi (souffle vital) du poumon remonte à contresens, le feu et le phlegme (tan) s'accumulent dans le poumon. » Vous demandez : « Comment peut-on savoir juste en écoutant la toux ? » Le médecin occidental dit : « Les caractéristiques de la toux reflètent le degré de rétrécissement des voies respiratoires et la quantité de sécrétions. » Le médecin chinois dit : « La toux est lourde et opacifiée, les expectorations abondantes et jaunes, c'est le signe d'un feu pulmonaire. » Deux façons de parler, mais elles pointent vers le même fait : la toux est le « signal radio » du poumon.
Plus bizarre encore, vous sentez l'haleine de votre ami, comme une pomme pourrie. Vous demandez : « Tu ne t'es pas brossé les dents ? » Le médecin occidental dit : « C'est peut-être une maladie parodontale, des caries, ou une infection à Helicobacter pylori. » Le médecin chinois dit : « Le feu de l'estomac (wèi) est intense, la digestion est trop vigoureuse. » Les deux ne disent pas la même chose, mais ils ont peut-être tous les deux raison. L'haleine fétide représente le feu de l'estomac dans la médecine chinoise, et dans la médecine occidentale, elle peut indiquer une infection à Helicobacter pylori ou une acidocétose diabétique. Ce n'est pas une question de qui a raison ou de qui a tort, c'est deux systèmes qui décrivent le même phénomène avec des langages différents.
Et puis une autre question : vous entendez quelqu'un parler d'une voix très basse, comme un moustique, et qui soupire tout le temps. Vous demandez : « Tu es de mauvaise humeur ? » Le médecin occidental dit : « C'est peut-être une dépression, ou un problème de cordes vocales. » Le médecin chinois dit : « La stagnation du qi (souffle vital) du foie (gān), le soupir apaise un peu la circulation du qi. » Les deux ont-ils raison ? La science moderne a découvert que le stress chronique modifie effectivement le schéma respiratoire (le soupir est une compensation de la respiration superficielle et rapide), et que les personnes dépressives ont effectivement des caractéristiques vocales différentes (tonalité basse, débit lent, énergie faible). Ce n'est pas que la médecine chinoise a « deviné juste », mais que les anciens, à travers une observation intensive, ont résumé le lien entre le son et l'émotion.
Encore plus déroutant : vous entendez le pleur d'un bébé, particulièrement aigu et fin, comme le miaulement d'un chat. Le médecin occidental dit : « C'est peut-être une anomalie du système nerveux central, ou une maladie chromosomique (comme le syndrome du cri du chat). » Le médecin chinois dit : « Le son est fin et aigu, c'est le signe d'une insuffisance des organes internes, d'une constitution innée faible. » Encore une fois, les deux s'accordent. Le pleur des bébés atteints du syndrome du cri du chat est effectivement aigu et fin, car il y a une anomalie du développement du larynx et une insuffisance de la fonction nerveuse. Le médecin chinois dit « constitution innée faible » — cela décrit une insuffisance du développement congénital. Ce n'est pas « qui a copié qui », mais deux systèmes qui décrivent la même pathologie sous des angles différents.
Le wén (闻), c'est quoi exactement ?
L'explication traditionnelle chinoise
Le concept de « wén » (闻) en médecine chinoise comprend deux aspects : écouter les sons et sentir les odeurs. Les anciens ont observé : quelqu'un qui tousse d'une voix lourde et opacifiée, c'est le signe d'un phlegme-chaleur dans le poumon ; quelqu'un qui parle d'une voix basse et faible, c'est le signe d'une insuffisance de qi ; quelqu'un qui soupire fréquemment, c'est le signe d'une stagnation du foie ; quelqu'un qui a une haleine fétide et putride, c'est le signe d'un feu de l'estomac ou d'une accumulation alimentaire ; quelqu'un qui a une odeur corporelle fétide et poissonneuse, c'est le signe d'un humidité-chaleur ou d'un abcès. Les anciens ont résumé ces changements de sons et d'odeurs sous le nom de diagnostic des cinq sons et diagnostic des odeurs.
La médecine chinoise résume les objets d'observation du « wén » en deux mots-clés : écouter les sons (tīng shēng) et sentir les odeurs (xiù wèi).
Écouter les sons (tīng shēng) — La voix est l'expression externe du souffle (qi). Les personnes en bonne santé ont une voix forte, claire et puissante. Les personnes malades ont une voix anormale : voix rauque (feu du poumon ou yīn insuffisant), voix basse et faible (insuffisance de qi), voix haute et stridente (chaleur pleine), soupirs fréquents (stagnation du foie). Les anciens disent que « les cinq sons correspondent aux cinq organes » — hū (肝, foie), xiào (心, cœur), gē (脾, rate), kū (肺, poumon), shēn (肾, rein). Ce n'est pas le son qui « détermine » les organes, mais les changements du qi et du sang des organes internes, à travers la tension des cordes vocales, la capacité vitale, le schéma respiratoire, qui se reflètent dans la voix. La recherche moderne a montré que les caractéristiques vocales sont étroitement liées à la fonction respiratoire, à l'état du système nerveux, à la tension musculaire et autres indicateurs objectifs.
Sentir les odeurs (xiù wèi) — L'odeur est l'expression externe du métabolisme. Les personnes en bonne santé ont une haleine fraîche et une odeur corporelle normale. Les personnes malades ont une odeur anormale : haleine fétide (feu de l'estomac, accumulation alimentaire, infection buccale), odeur corporelle acide et fétide (humidité-chaleur, trouble métabolique), odeur anormale des excrétions (dyspepsie, infection). La médecine chinoise dit que « les odeurs sont l'éclat des organes internes » — l'odeur est le reflet externe de la fonction métabolique des organes. La médecine moderne dit que l'odeur est étroitement liée aux métabolites bactériens, aux composés organiques volatils (COV), aux déchets métaboliques et autres indicateurs objectifs. Par exemple, en acidocétose diabétique, la respiration a une odeur de pomme pourrie (acétone) ; en encéphalopathie hépatique, la respiration a une odeur de poisson (ammoniac).
Donc, ce que les anciens appelaient « wén », ce n'était pas seulement « écouter » et « sentir », mais une lecture systématique des informations auditives et olfactives — à travers l'écoute des sons et l'odorat, pour juger de l'abondance ou de la faiblesse du souffle, du plein ou du vide des organes internes. Les anciens ont résumé en « diagnostic des cinq sons » et « diagnostic des odeurs » ce que les modernes doivent expliquer avec « auscultation + analyse respiratoire + métabolomique ».
Bon, maintenant, traduisons le « wén » en langage moderne.
Je ne vais pas parler d'analyse spectrale vocale, de composés organiques volatils, d'analyse des gaz respiratoires. C'est trop complexe. Vous n'avez qu'à retenir une métaphore :
C'est aussi simple que ça. Votre « wén », c'est essentiellement le corps qui transmet les informations de son état interne vers l'extérieur par des signaux audio et chimiques — comme les alarmes audio et les tests d'émissions d'une voiture, différents sons, fréquences et odeurs représentent différents états du système.
Plus précisément :
« Voix rauque », à quoi ça correspond ? Ça correspond à une inflammation des cordes vocales ou à une lésion nerveuse. Lors d'un rhume, l'infection virale provoque une congestion et un œdème de la muqueuse du larynx, les vibrations des cordes vocales sont anormales, la voix devient rauque. La médecine chinoise dit « le feu du poumon blesse la voix » — le poumon (fèi) gouverne le souffle (qi), la voix est l'expression externe du qi. La médecine moderne dit « inflammation des cordes vocales + vibrations anormales » — c'est le même mécanisme.
« Soupirs fréquents », à quoi ça correspond ? Ça correspond à un trouble du schéma respiratoire et au stress émotionnel. En cas de stress chronique, le système nerveux sympathique est suractivé, la respiration devient superficielle et rapide, le dioxyde de carbone est éliminé en excès, provoquant une alcalose respiratoire (vertiges, picotements dans les mains et les pieds). Le soupir est un mécanisme de compensation du corps — prendre une grande inspiration pour rétablir temporairement le schéma respiratoire. La médecine chinoise dit « stagnation du qi du foie, le soupir apaise » — le foie (gān) gouverne la libre circulation (shū xiè), la stagnation du qi rend la respiration difficile. La médecine moderne dit « alcalose respiratoire chronique par stress + compensation par inspiration profonde » — c'est la même pathologie.
« Haleine fétide », à quoi ça correspond ? Ça correspond à un déséquilibre de la flore buccale et à un trouble de la fonction digestive. La principale source de l'haleine fétide est les composés soufrés volatils (CSV), produits par les bactéries buccales lors de la décomposition des protéines. En cas de trouble de la fonction gastro-intestinale, le reflux du contenu gastrique, la stagnation alimentaire augmentent l'haleine. En acidocétose diabétique, la décomposition des graisses produit de l'acétone, la respiration a une odeur de pomme pourrie. La médecine chinoise dit « haleine fétide par feu de l'estomac » — la médecine moderne dit « déséquilibre de la flore buccale + anomalie métabolique » — c'est le même phénomène.
« Odeur corporelle anormale », à quoi ça correspond ? Ça correspond à un trouble métabolique et à une infection bactérienne. La principale source de l'odeur corporelle est la décomposition par les bactéries de la surface de la peau des substances organiques présentes dans la sueur. En cas de trouble métabolique (comme le diabète, la maladie du foie), les métabolites s'éliminent par la sueur, l'odeur corporelle devient anormale. En cas d'infection (comme un abcès), les bactéries décomposent les protéines tissulaires, produisant une odeur putride. La médecine chinoise dit « humidité-chaleur qui s'accumule et s'évapore, la putridité apparaît à l'extérieur » — la médecine moderne dit « anomalie métabolique + infection bactérienne » — c'est le même fait.
Donc, le « wén » n'est pas de la mystique. C'est juste une métaphore fonctionnelle — elle décrit le processus par lequel le corps transmet son état interne par les sons et les odeurs. Les anciens l'ont résumé par « diagnostic des cinq sons » et « diagnostic des odeurs », les modernes le décrivent par « auscultation + analyse respiratoire + métabolomique » — c'est la même chose.
Cas de la vie quotidienne
Quatre anecdotes pour vous faire comprendre en un instant ce qu'est le « wén ».
Cas 1 : Les soupirs du programmeur.
Vous travaillez dans une entreprise Internet, vous faites face tous les jours aux deadlines. Vous remarquez que vous soupirez de plus en plus — toutes les quelques minutes, un grand soupir. Un collègue demande : « Tu es très stressé ? » Le médecin occidental dit : « Le stress chronique provoque un trouble du schéma respiratoire, le soupir est une respiration profonde compensatoire. » Le médecin chinois dit : « Stagnation du qi du foie, le soupir apaise un peu la circulation du qi. »
Vérité : Le stress chronique active le système nerveux sympathique, provoquant une respiration superficielle et rapide (principalement thoracique), une ventilation alvéolaire insuffisante, une baisse du taux de dioxyde de carbone dans le corps (alcalose respiratoire), entraînant des vertiges, des picotements dans les mains et les pieds, une augmentation de l'anxiété. Le soupir est un mécanisme d'auto-protection du corps — prendre une grande inspiration pour augmenter temporairement le taux de dioxyde de carbone et rétablir l'équilibre acide-base. La médecine chinoise dit « stagnation du qi du foie » — le foie gouverne la libre circulation, la stagnation du qi rend la circulation du qi difficile, le soupir est une manifestation de l'auto-régulation du corps. Ce n'est pas « mauvaise humeur », c'est une réaction d'auto-régulation du système nerveux. Mais la description de « stagnation du qi du foie » résume avec précision le trouble du schéma respiratoire causé par le stress chronique.
Cas 2 : La « toux creuse » du vieillard.
Votre grand-père a quatre-vingts ans, il tousse fréquemment ces derniers temps, sa voix est particulièrement « creuse », comme si elle venait de très loin, sans expectorations. Vous l'emmenez à l'hôpital, le scanner montre un emphysème. Le médecin dit : « Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), baisse de l'élasticité des alvéoles. » Le médecin chinois écoute la toux et dit : « Insuffisance du qi du poumon, la toux est sans force, le qi du poumon remonte à contresens. »
Vérité : Chez les patients atteints de MPOC, les parois alvéolaires sont détruites, l'élasticité de rétraction diminue, l'expiration est difficile. Lors de la toux, l'air circule dans des voies respiratoires rétrécies, produisant un son de « toux creuse » particulier. En même temps, les muscles respiratoires sont fatigués, la toux est sans force, la voix est basse et faible. La médecine chinoise dit « insuffisance du qi du poumon » — le poumon gouverne le qi, l'insuffisance de qi rend la toux sans force. La médecine moderne dit « baisse de l'élasticité alvéolaire + fatigue des muscles respiratoires » — c'est le même mécanisme. Ce n'est pas « c'est normal de vieillir », c'est un déclin fonctionnel causé par les changements structurels du poumon. Mais la description de « qi du poumon insuffisant » résume avec précision les caractéristiques de la toux de la MPOC.
Cas 3 : L'odeur de pomme pourrie du diabétique.
Votre ami est diabétique, son haleine est particulièrement forte ces derniers temps, comme une pomme pourrie. Vous demandez : « Tu ne t'es pas brossé les dents ? » Il dit : « Ma glycémie n'est pas bien contrôlée ces derniers temps. » Le médecin occidental dit : « Acidocétose diabétique, la décomposition des graisses produit de l'acétone, la respiration a une odeur de pomme pourrie. » Le médecin chinois dit : « Maladie de l'assèchement (xiāo kě), le feu de l'estomac est intense, la putridité s'élève. »
Vérité : En cas d'insuffisance d'insuline, le glucose ne peut pas entrer dans les cellules, le corps est obligé de décomposer les graisses pour produire de l'énergie. La décomposition des graisses produit des corps cétoniques (acétoacétate, bêta-hydroxybutyrate, acétone), l'acétone s'élimine par la respiration, produisant une odeur de pomme pourrie. C'est un signal d'alarme d'une complication aiguë du diabète. La médecine chinoise dit « maladie de l'assèchement » — l'ancien nom du diabète, « feu de l'estomac intense » décrit l'état d'hypermétabolisme. Ce n'est pas « juste une mauvaise haleine », c'est un signal de trouble métabolique mettant la vie en danger. Mais la description de « maladie de l'assèchement + feu de l'estomac » résume avec précision les caractéristiques métaboliques du diabète.
Cas 4 : Le pleur du bébé.
Votre nouveau-né pleure d'une voix particulièrement aiguë et fine, comme le miaulement d'un petit chat. Le médecin dit : « C'est peut-être le syndrome du cri du chat, une anomalie chromosomique. » Vous demandez : « Pourquoi le pleur est différent ? » Le médecin occidental dit : « Anomalie du développement du larynx, insuffisance de la fonction du système nerveux, provoquant un changement des caractéristiques du pleur. » Le médecin chinois dit : « Constitution innée insuffisante, organes internes faibles, le son est fin et aigu. »
Vérité : Les patients atteints du syndrome du cri du chat (délétion du bras court du chromosome 5) ont un cartilage laryngé insuffisamment développé, une structure anormale des cordes vocales, provoquant un pleur aigu et fin. En même temps, le système nerveux est retardé dans son développement, la capacité de contrôle respiratoire est faible. La médecine chinoise dit « constitution innée insuffisante » — cela décrit un défaut de développement congénital. La médecine moderne dit « anomalie chromosomique + dysplasie du larynx » — c'est la même pathologie. Ce n'est pas « tous les bébés pleurent de la même façon », c'est le pleur est une fenêtre sur le développement du système nerveux et respiratoire. Mais la description de « constitution innée insuffisante » résume avec précision la nature du défaut de développement congénital.
Quatre cas, une logique sous-jacente : le wén, c'est « comprendre le langage du corps » — votre voix, votre respiration, votre odeur, ce sont tous des messages que le corps diffuse.
Recherches modernes
Le « wén » fait-il l'objet de recherches scientifiques ?
Oui, et il y en a beaucoup. Les scientifiques n'utilisent pas le terme « diagnostic par l'auscultation et l'olfaction », ils utilisent :
• L'analyse spectrale vocale (Voice Spectral Analysis). La recherche moderne a découvert que les caractéristiques de la voix (fréquence, amplitude, structure harmonique) sont étroitement liées à l'état physiologique. Par exemple, les personnes dépressives ont une fréquence fondamentale (F0) plus basse, un débit plus lent, une énergie plus faible. Les patients atteints de la maladie de Parkinson ont une voix tremblante, un volume réduit (fermeture incomplète de la glotte). Une étude publiée en 2019 dans IEEE Transactions on Affective Computing, utilisant l'apprentissage automatique pour analyser les caractéristiques vocales, a atteint une précision de plus de 80 % dans l'identification de la dépression. Cela correspond à l'idée du « diagnostic des cinq sons » de la médecine chinoise — la voix est une fenêtre sur l'état du système nerveux et respiratoire.
• L'analyse des gaz respiratoires (Breath Gas Analysis). Ces dernières années, la technologie du « nez électronique » est utilisée pour l'analyse des gaz respiratoires. La recherche a montré que les composés organiques volatils (COV) dans l'air expiré peuvent refléter divers états de maladie. Par exemple, les patients atteints de cancer du poumon ont des aldéhydes et des cétones spécifiques dans leur air expiré ; les patients diabétiques ont une teneur en acétone plus élevée. Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Breath Research, utilisant un nez électronique pour détecter le cancer du poumon, a atteint une précision de plus de 90 %. C'est la validation scientifique du « diagnostic des odeurs » — l'odeur est un signal chimique de l'état métabolique.
• L'analyse du son de la toux (Cough Sound Analysis). Pendant la pandémie de COVID-19, les chercheurs ont découvert que les caractéristiques du son de la toux peuvent distinguer les patients atteints de COVID-19 des patients atteints d'un rhume ordinaire. Une étude publiée en 2020 dans IEEE Open Journal of Engineering in Medicine and Biology, utilisant l'apprentissage profond pour analyser le son de la toux, a atteint une précision de 98,5 % dans l'identification du COVID-19. C'est la validation scientifique du « connaître la maladie en écoutant la toux » — le son de la toux est un signal audio de l'état des voies respiratoires.
Méthodes pratiques
Maintenant que vous comprenez le « wén », comment l'appliquer ?
D'abord, dissipons quelques idées reçues :
• « Écouter la voix permet de diagnostiquer toutes les maladies ». Les sons et les odeurs ne sont qu'un des signaux de l'état du corps, ils ne peuvent pas remplacer un examen complet. Une voix rauque peut être un rhume, mais aussi un cancer du larynx, ou encore un nodule des cordes vocales. Se baser uniquement sur la voix pour diagnostiquer, c'est risquer l'erreur. Ce n'est pas « écouter une fois et tout savoir », c'est le diagnostic par l'auscultation et l'olfaction est un indice, pas une conclusion.
• « L'olfaction en médecine chinoise est de la superstition ». L'odeur est un signal chimique objectivement existant, étroitement lié aux composés organiques volatils, aux métabolites bactériens, aux déchets métaboliques. Nier le diagnostic par l'odorat, c'est nier la biochimie fondamentale. Ce n'est pas « mystérieux et ésotérique », c'est une méthode d'observation fondée sur la science.
Méthodes concrètes :
• Faites attention aux changements de voix de vous-même et de votre famille. Une voix qui devient soudainement rauque, plus basse, plus faible, peut être un signe de problème respiratoire ou nerveux. Si un membre de votre famille a une toux anormale (trop « creuse », trop « étouffée », avec un son métallique), cela devrait vous alerter. Ce n'est pas « un changement de voix, c'est le cancer », c'est les changements de voix sont des indices de l'état du corps.
• Faites attention à votre schéma respiratoire. Observez si vous soupirez fréquemment, si votre respiration est superficielle et rapide, ou si votre respiration a des sons anormaux (sifflements, râles humides). Le schéma respiratoire est le reflet direct de l'état du système nerveux et respiratoire. Ce n'est pas « soupirer, c'est être déprimé », c'est le schéma respiratoire est une fenêtre sur l'état physique et mental.
• Faites attention aux changements de votre haleine. Une haleine qui devient soudainement plus forte peut être un signe de trouble digestif, d'infection buccale ou d'anomalie métabolique. Les diabétiques ont une haleine qui sent la pomme pourrie, les patients atteints de maladie du foie ont une haleine qui sent le poisson. Ce n'est pas « mauvaise haleine, c'est le feu de l'estomac », c'est l'haleine est un signal chimique de la digestion et du métabolisme.
• Faites attention aux changements de votre odeur corporelle. Une odeur corporelle qui devient soudainement plus forte ou plus fétide peut être un signe de trouble métabolique, d'infection ou de problème cutané. Une odeur corporelle anormale qui ne disparaît pas devrait faire l'objet d'une consultation médicale. Ce n'est pas « une odeur corporelle forte, c'est l'humidité-chaleur », c'est l'odeur corporelle est un signal chimique de l'état métabolique et immunitaire.
• Apprenez à écouter les « cinq sons ». Hū (grands cris, soupirs) peut être lié au foie ; xiào (rire anormal) peut être lié au cœur ; gē (parler comme si on chantait) peut être lié à la rate ; kū (pleur faible) peut être lié au poumon ; shēn (gémissements, soupirs) peut être lié au rein. Ce n'est pas « les cinq sons déterminent le destin », c'est les sons sont des indices de la fonction des organes internes, il faut les combiner avec d'autres informations pour juger.
Ces méthodes ne nécessitent pas que vous croyiez en la médecine chinoise. Vous devez simplement comprendre : le wén, c'est « comprendre le langage du corps » — la voix, la respiration, l'odeur, ce sont tous des messages que le corps diffuse.
Résumé en une minute
🕐 Comprendre le « wén » en une minute
Wén = L'analyseur audio du corps + Le détecteur d'odeurs.
Le diagnostic par l'auscultation et l'olfaction comprend l'écoute des sons (toux, respiration, parole) et l'odorat (haleine, odeur corporelle, odeur des excrétions).
Les cinq sons correspondent aux cinq organes : hū (foie), xiào (cœur), gē (rate), kū (poumon), shēn (rein).
Les soupirs du programmeur, la toux creuse du vieillard, l'odeur de pomme pourrie du diabétique, le pleur aigu du bébé, ce sont tous des signaux que le « wén » peut détecter.
Wén = Analyse spectrale vocale + Analyse des gaz respiratoires + Analyse du son de la toux.
Le wén n'est pas de la mystique, c'est le corps qui transmet son état interne par les sons et les odeurs.
Erreurs courantes : diagnostiquer toutes les maladies par l'écoute, considérer l'olfaction en médecine chinoise comme de la superstition.
Méthodes : faire attention aux changements de voix, observer le schéma respiratoire, noter les changements d'haleine, surveiller l'odeur corporelle, apprendre à écouter les cinq sons.
Les anciens disaient « connaître par l'écoute, c'est être saint », les modernes disent « analyse spectrale vocale + détection d'odeurs ».
Les noms diffèrent, mais le corps le sait : les sons et les odeurs sont les signaux radio du corps, seuls ceux qui savent les écouter peuvent lire le corps.
xiaokz · Concept 52
Expliquer la sagesse traditionnelle chinoise au monde avec le langage de la science moderne.
Ni mystérieux, ni superstitieux, ni dénigrant.
Comprendre, plutôt que simplement croire.